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    #9 L'âme interprétée

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    Laegwing

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    #9 L'âme interprétée

    Message par Laegwing le Mar 30 Sep - 16:39

    Les archives du Maître du Savoir #9


    L’abbé Crassius Viria de l’Ordre de la Phalène ancestrale nous présente aujourd'hui ces connaissances nouvelles, et répond ensuite à vos questions sur l’âme, la mort et ce qui vous attend de l’autre côté. Bonne lecture ! [...]


    Abbé Crassius Viria a écrit:L’ÂME INTERPRÉTÉE
    Par l’abbé Crassius Viria

    Hier au soir, un initié est venu interrompre mes méditations, l’œil affolé, l’air échevelé.

    — Abbé, cria-t-il, je m’éveille à l’instant d’un rêve des plus effrayants. Je veillais au bien-être des anciens dans leur cellule, pour leur apporter nourriture et eau, et j’écoutai leurs chants d’apaisement. Les ailes délicates des phalènes battaient, toujours aussi paisibles, lorsque je fus soudain confronté à d’effroyables apparitions ! Des morts éthérés rôdaient dans les couloirs, et il me sembla que les phalènes se nourrissaient d’eux, aspiraient de diaphanes filaments de leur essence, voire de leur âme même ! Par pitié, abbé, dites-moi que cette vision n’est que folie, et non divination !

    De tels rêves n’ont rien d’inouï pour les initiés de notre Ordre, notamment lorsqu’ils en apprennent davantage sur la nature de notre mission sacrée, les Parchemins des Anciens, et sur les ancêtres qui nous confèrent la sagesse nécessaire pour approcher leurs mystères infinis. Bien qu’une grande partie des connaissances acquises par la lecture des Parchemins ne soit compréhensible qu’à qui en fait l’expérience personnelle, et malgré l’épuisement que m’avaient laissé mes travaux quotidiens, je pus l’aider à calmer ses angoisses sur la relation entre notre Ordre, l’âme mortelle et les phalènes qui préservent les fragments de leur érudition par-delà la mortalité.

    Loin de nous l’idée de recourir aux méthodes brutales des invocateurs ou des nécromanciens, résolus à arracher l’âme de son écrin pour la contraindre et la rediriger de force, sans égard pour son contenu ou son parcours. Non, l’interaction entre phalène et âmes ancestrales est délicate et aussi naturelle que les arbres eux-mêmes, et nous sommes de patients et fidèles observateurs, décidés à apercevoir la signification de la tapisserie cosmique en découvrant ses brins. C’est par notre service aux phalènes et aux ancêtres que nous pouvons nous laisser guider, et non sous une maladroite canalisation de volonté sans conscience des conséquences.

    L’âme, lui dis-je, est très proche de la phalène. Elles représentent un couple symbolique. Il est typique d’y voir l’essence aedrique des mortels, mais je lui conseillai de la considérer sous un autre jour, écailleuse comme les ailes d’un papillon, et de l’imaginer composée de vaisseaux remplis par la succession d’événements qui constitue l’existence mortelle. Lorsque nous quittons la vie sur Nirn, une sorte de dissipation a lieu. C’est alors que la phalène apprend le chant des fjyrons d’une âme, alors confiés à nos soins afin que nous les protégions, génération après génération.

    Ces fjyrons eux-mêmes doivent conserver un lien avec la grande trame de la création, avec les vestiges d’âmes éparpillés dans toutes les destinations. C’est par ce lien, au prix de soins minutieux, que nous recevons la sagesse, venue d’au-delà du présent ou du passé et du monde connu, où le temps n’a pas cours. Les phalènes ne capturent pas l’âme des ancêtres, les phalènes ne dévorent pas l’âme des ancêtres, mais nous répètent ce qu’elles en ont filtré, tel un chœur reprenant les paroles de son soliste.

    Je compris que, sans toutefois qu’il voie l’éclat d’une compréhension totale, ses peurs sur les phalènes ancestrales s’étaient dissipées. J’étais heureux d’avoir pu l’aider à avancer vers la sagesse, et lui assurai qu’il aurait tout le temps de réfléchir à la nature des âmes en lessivant les sols des chambres à soie, en pénitence pour l’interruption qu’il m’avait imposée.



    L’ABBÉ CRASSIUS VIRIA RÉPOND À VOS QUESTIONS :


    Rhaegar Volker a écrit:« En tant que Nordique, je sais que mon âme pourrait terminer sa route en Sovngarde, à Shor plaise, mais mon âme pourrait-elle quitter Sovngarde pour se rendre dans d’autres domaines d’Aetherius si tel était mon désir, ou mon âme serait-elle confinée à ce royaume ? »
    – Rhaegar Volker

    L’abbé Crassius Viria répond : « L’âme invoquée des défunts relate rarement leur séjour en Aetherius, mais notre ordre possède la conviction que les actes de volonté, comme ces voyages, sont rares lorsque le besoin n’en est pas impérieux. L’on ne saurait choisir lorsque rien ne force à faire un choix. »


    Inkwolf a écrit:« Dans un volume écrit par le sage Svari du hall de Rochebrune, j’ai lu qu’Hircine rappelle l’âme de tous les lycanthropes à leur mort. Cela m’amène à me demander qui a le « dernier mot » sur la destination finale des âmes mortelles, car cet exemple suggère que les princes Daedra ont plus de poids que tous les Aedra. Dans certains cas, les forces divines peuvent-elles s’affronter pour l’âme d’un mortel ? Et dans ce cas, quels seraient les facteurs décisifs de ce différend ? »
    – Inkwolf

    L’abbé Crassius Viria répond : « La déclaration du sage Svari selon laquelle Hircine « prendrait » l’âme des lycanthropes est poétique mais erronée. Ce sont les mortels eux-mêmes qui décident de la destination de leur âme, par les choix qu’ils formulent de leur vivant. Toutefois, l’on raconte que certains nécromants du Culte du Ver ont conçu un moyen de détourner l’âme des mortels sacrifiés lors d’un certain rituel daedrique. Si la chose est avérée, ce serait horrible, mais nous n’en avons pour l’heure pas reçu confirmation. »


    Basha-Jo a écrit:« J’ai remarqué un grand nombre de fantômes conscients et amicaux au cours de mes voyages en Tamriel. Pensez-vous que cela soit dû à la Coalescence, ou à un autre phénomène ? »
    – Basha-jo

    L’abbé Crassius Viria répond : « Il est indéniable que l’apparition d’esprits libres ou troublés a augmenté au cours de cette dernière année. Selon nos estimations, ces apparitions n’ont jamais été aussi nombreuses. Le fait que notre monde soit assailli simultanément par des Daedra et ces Ancres noires n’est sans doute pas une coïncidence. La tapisserie de notre réalité s’élime, me semble-t-il, et les Parchemins ne nous ont encore rien appris de définitif sur l’issue de ce conflit. »


    Vivul Maloren a écrit:« Saint abbé, je vous présente une simple question portant sur un sujet divers et complexe : celui de la pilosité faciale et de sa signification métaphysique. Quel rôle jouent les barbes (et autres types de pilosité corporelle, si elles sont pertinentes) jouent dans le culte de la Phalène ancestrale et dans la culture antique nibenèse ? Ont-elles peu ou prou une influence sur notre place dans l'Aurbis ? »
    - Veuillez croire à l’expression de mon affection, Vivul Maloren, d’Ald-Cyrod

    L’abbé Crassius Viria répond : « Il est exact que la plupart des prêtres masculins de notre Ordre ont le menton fort et magnifiquement hirsute, et nombre sont les obscures hypothèses mystiques et ésotériques quant à la raison de ce fait. Toutefois, les érudits les plus avisés se feront la simple réflexion que l’infirmité oculaire complique terriblement la tâche du rasage. »

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