The Elder Scrolls Online - Roleplay

Bonjour, ce forum ferme définitivement ses portes suite à son abandon complet. Vous pouvez toujours lire et éditer vos messages afin d'en récupérer le contenu. Merci de vous diriger vers http://tesoroleplay.enjin.com/home pour un forum communautaire actif.


    Nefer, d'ombre et de sable.

    Partagez
    avatar
    Nefer

    Messages : 1
    Date d'inscription : 28/03/2014

    Nefer, d'ombre et de sable.

    Message par Nefer le Ven 28 Mar - 15:29



    Le palais de Baltar.

    Sentinelle, capitale de la région de Lenclume… Palais de Baltar Tyriad... An 562, deuxième ère.

    Tout le monde pouvait sentir la tension dans la vaste salle alourdie de fragrances épicées. La famille Tyriad de la haute noblesse était puissante, son Seigneur Baltar redouté et ses colères sanglantes. Sa fille Neritheca gardait le silence à ses côtés, tête basse. Fou ou bien téméraire celui qui osait se dresser contre lui ! Et c'est pourtant ce qui était en train de se produire... Les yeux noirs du très jeune prince, Jinx, fixaient le Maître des lieux avec défi.
    La voix du Seigneur Baltar se mit alors à résonner, faisant vibrer enluminures et coupes en or fin, répondant avec fracas à l'affront qu'on venait de lui faire.
    Tu oses me désobéir, Jinx, toi, le chef de ma garde personnelle ! Tu as de la chance que je ne te tranche pas la gorge, ici, et maintenant ! Impudent ! Parjure ! Je te chasse, que plus personne ne te croise à Sentinelle sous peine de mort, je te chasse à jamais, toi, et toute ta descendance ! Retourne dans l’ombre ! Mais surtout…


    Alors qu'il martelait chacune de ses syllabes, un coup de théâtre vint interrompre le Seigneur, quand sa propre fille, la jeune et douce Neritheca, se leva pour rejoindre les bras du prince Jinx.
    Le silence... la stupéfaction... La voix de la jeune fille s'éleva, cristalline.
    Alors dans ce cas, père, vous priverez de leurs droits légitimes vos futurs petits enfants.
    Neritheca !!! Par les Dieux ! Quelle est cette folie !!! Reviens ici toute de suite !!!Hurla le père.

    D'un bras protecteur, Jinx enserra la taille de la jeune fille, de l'autre, il empoigna son sabre et répondit à son tour.
    Faites comme bon vous semblera, Seigneur. Mais je ne serai plus jamais complice ni de vos compromissions ni  de votre folie. Le sang des innocents ne doit plus être versé, mais leur vie protégée. La seule vraie noblesse... c'est celle du coeur. Je rends grâce à Ruptga d'avoir donné à votre fille clairvoyance et pureté.
    Il suffit !!! Cracha Baltar.Gardes !Tuez-le!!! Ramenez-moi ma fille !

    Des gardes se ruèrent sur le jeune couple. Bien vite, Neritheca désarma le premier assaillant, se parant de son sabre, se battant avec dextérité pour se dégager. Jinx, redoutable guerrier faisait tout pour embrocher le moins de gardes possible, se frayant un chemin vers la sortie, accompagné de sa belle. Dehors, un fidèle ami les attendait avec trois chevaux. En quelques secondes, ils ne laissèrent derrière eux qu'ombre et poussière...

    Ils se sont échappés... Balbutia un garde.
    Baltar était fou de rage. Il empoigna le malheureux et l'égorgea.
    Incapable !!!
    Partout dans la salle, des cris étouffés de terreur, le chaos.
    Marcus ! Reprit le Seigneur. Tu vas partir à leur recherche avec tes hommes. Ils n'auront pas une seule seconde de repos. Je veux qu'ils souffrent, tous les deux, de la pire des malédictions. Trouve-moi Siegfried, le lycanthrope.

    Il fit quelques pas, éructant un rire gras et lugubre. Puis il regarda par delà la grande terrasse, scrutant l'horizon, et chuchotant...
    Sanies Lupinus...



    Entre rêve et réalité.

    Quelque part, dans l'Ombre, dans le temps.

    "Danse danse douce enfant.
    Danse dans le sang.
    Danse danse douce enfant.
    Danse, fais tes dents."


    D'Ombre et de Sable.
    Vingt ans plus tard... Temps présents... An 582, deuxième ère.

    Moi,  Nefer Darcombe fille de Jinx et Neritheca Darcombe, je crois qu’il existe une force, un fluide divin, immuable, affranchi des affres du temps et de l’espace. Que cette force fait battre le cœur des êtres vivants, pour les faire grandir et enfin les libérer de toute attache matérielle. Dans l’honneur.



    Oui... seuls nos actes comptent, ils résonnent dans l’éternité.

    Il n’est pas une course de lune sans que mes prières ne s’élèvent vers notre père à tous, Ruptga, Dieu des Dieux. Pour moi, le soleil se lève à l’Ouest, du côté de nos regrettées îles ancestrales de Yokuda. Je suis fidèle aux traditions de mon peuple Rougegarde, comme lui je suis indépendante et nul ne sera mon jamais mon Maître. Comme toutes les Couronnes, je suis fière et regarde le chaos s’installer sur Tamriel d’un œil inquiet. Qui sait, la rédemption vient peut-être ensevelir les pêchers de cette terre, tout comme elle l’a fait sur nos îles voilà des millénaires, alors purifiées dans les flots.

    Je suis une fille du désert.  J’ai en moi la flamme de la liberté. De Dragonstar à Skaven, d’Elinhir à Taneh, je suis ma famille, de ville en ville, de village en village, d'oasis en oasis. Père ne veut simplement pas que je pénètre la Capitale, Sentinelle.

    Ma famille est mon sang et si je devais définir le bonheur, ce serait en la décrivant.

    Mon père, Jinx, est comme un Dieu pour moi, l’homme de l’Ombre… il est le seul à qui parfois, j’obéis… Il est puissant comme le vent, et sage comme une étoile éternelle. Dans le désert d’Alik’r au cœur de Lenclume, il est l’un des plus respectés, pour l’honneur et la sagesse qu’il transpire dans chacune de ses paroles. Mais que quelqu’un le trahisse ou touche à son sang, et il devient le feu.  Marchand des sables, il peut compter sur l'habileté et la rigueur de maman.

    Maman, Neritheca,  est douce comme la chaleur du sable fin. Sa beauté n’a pas d’égal dans tout Tamriel. Elle est l’âme de son époux, tendre et dévouée. Son caractère obstiné a coulé dans mes veines. Heureusement les Dieux me soufflent comment chuchoter les mots qu’il faut pour l’amadouer. Attentionnée, elle me garde dans le droit chemin, et m'aide dans le grand combat pour me connaître moi-même.  Son sens des affaires fait des merveilles pour notre caravane, à laquelle souvent d'autres nomades ou guerriers viennent se joindre.

    J’aime tout autant mon grand frère, Roc, de deux années mon aîné. Il est sage comme papa, il a la douceur de maman. Puissant,  ses biceps sont gros comme mes cuisses. Nous partons souvent en éclaireurs tous les deux. Je le respecte tant, il est mon mat, il est ma force. Des fois... je m'amuse à l'embêter mais le plus souvent je l'écoute. J'aime la façon qu'il a de remettre en place les mâles qui me regardent un peu trop fort...

    Le petit dernier, c’est petit frère Kacem. Je ne peux pas vraiment suivre le flot de ses paroles, mais il a le don de me faire rire. Depuis sa naissance, il a bien plus la passion des livres que des armes. Et souvent il part seul dans les grands villes de Tamriel pour en arpenter les bibliothèques. Alors je me sens responsable de lui, de sa sécurité. Ce monde est si violent, injuste, je ne veux pas qu’on lui fasse du mal, à mon « petit » frère. Petit, de cinq petites minutes, nous sommes jumeaux…

    Ce monde change. Je ne pourrais le nier. Le plus souvent, le silence règne sur mes lèvres et j’observe. Je suis éclaireuse, capable de me faufiler dans l’Ombre, je puis rapporter n’importe quelle avancée ou mouvement suspect à des miles à la ronde. Ce monde est sans pitié, je le sais. Je reconnais la dignité, quand elle se montre sur notre chemin. Mille fois notre main a fait couler le sang pour sauver les faibles et les innocents. C’est ainsi que nous grandissons, toute ma famille et moi. Dans l’honneur.



    La première fois.

    Quelque part dans le désert de Lenclume...  An 572, deuxième ère.


    Papa insistait toujours sur ce point. Le désert comme la neige pouvaient être des alliés tout comme des ennemis mortels. La moindre inattention et tout pouvait s'arrêter sur l'instant dans un dernier souffle. Un manque d'eau, un scorpion, un piège, un mirage, une embuscade. Tout était prétexte à beauté infinie ou fatalité mortelle.
    Aussi mon grand frère Roc ne me laissait guère souffler. Depuis toute petite il m'entrainait. Il ne cessait des heures durant de me faire combattre, à m'apprendre à me dissimuler dans les ombres, et père me montrait les signes de la nature. La course du soleil et des vents, des étoiles et des sables. Tout comptait. Les odeurs, les variations, les mouvements. Tout n'était qu'énergie en mouvement. Tout acte résonnait dans l'éternité, ainsi que toute pensée.



    Il faut toujours une première fois.
    J'étais avec mon frère Roc, dans un secteur jugé calme bien trop vite. Nous étions éclaireurs pour la caravane. J'étais si fière, j'avais neuf ans. Nous sommes arrivés dans un petit canyon.  Nous avons trouvé une dizaine de chevaux attachés, mais personne autour... Au sol, divers objets, des armes.  Roc n'aimait pas cela du tout. Il disait que c'était sans nul doute un campement de brigands, qu'il fallait rentrer au plus tôt.
    C'est alors qu'ils sont arrivés. Quatre hommes vêtus de noir, surgis d'une petite caverne plus loin. Roc a hurlé. Nefer ! Cours ! Sauves-toi ! Ils se sont rués sur lui, me jugeant sans doute insignifiante. Roc est parvenu à tuer deux des agresseurs. Mais les deux autres avait le dessus et maintenant il était à terre. J'étais pétrifiée, les fesses sur des roches glaciales comme la nuit.

    Soudain ma main a touché quelque chose. C'était un arc. Je me souviens de cet instant. De ce changement en moi. Pas de haine, pas de remords, pas de questions, juste l'intensité de l'instant présent. J'ai bandé l'arc péniblement, il était presque aussi grand que moi. J'ai tiré une flèche dans le dos du plus proche des agresseurs, qui s'est effondré aussitôt.
    C'était donc si facile de prendre la vie. La frontière entre la vie et la mort était donc si ténue...

    Le dernier brigand s'est alors retourné vers moi. Son visage marqué de stupeur et de haine. Il s'est précipité sur moi, le temps était toujours suspendu. Il a levé un sabre au dessus de ma tête. Puis il a craché du sang, me tombant dessus. Roc malgré sa blessure avait pu lancer son dernier couteau. Je suis restée ainsi longuement, tête contre la roche fraiche. J'avais juste fait ce que je devais faire. Roc s'est levé, il m'a serrée. Nous sommes rentrés.




    Aujourd'hui, mes doigts fins ne sont jamais bien loin de mes dagues. Mais le moment que je préfère, c'est quand vient la pleine lune. Mon cœur change.



    Pas de haine, pas de remords, pas de questions, juste l'intensité de l'instant présent.




    Le Rituel. Partie réservée MJ




    Oasis de la soif. Désert de Lenclume en hiver...  An 581, deuxième ère.

    Ma vie n'a toujours été que bonheur et volupté au sein de ma famille. Toute ma courte vie. Sauf... ce soir là.


    [...]





    Petite partie HRP...


    Spoiler:

























    Au plaisir de vous croiser en jeu.  Wink


      La date/heure actuelle est Lun 23 Oct - 22:46