The Elder Scrolls Online - Roleplay

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    [Daguefilante] Neferi Azeem

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    Neferi Azeem

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    Date d'inscription : 30/03/2014
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    [Daguefilante] Neferi Azeem

    Message par Neferi Azeem le Sam 12 Avr - 1:18

    //NOTES: Mes remerciements à Harald pour avoir pu mettre en application mes idées backgroundesques sous Word. A venir une version avec une belle mise en page en PDF par mes soins pour plus de lisibilité \\

    //NOTES 2: On va faire un bébé avec un arbre Harald pour te remercier. Et on appellera notre enfant George. George Tronc... *sort* //


    NEFERI AZEEM

    Sentinelle, un matin, la petite rue abritant des demeures et des boutiques prospères de cette grande ville de l’Enclume est troublée par les cris d’une femme, pendant quelques heures. La porte de la demeure est fermée, ne s’ouvrant que pour laisser passer Yasif, le tisserand qui va remplir un seau d’eau au puits le plus proche assez régulièrement et le ramener hâtivement à sa demeure. Les habitants les plus matinaux du quartier ont pu voir une sage femme se glisser à l’aube dans la maison…
    Une autre heure passe, et les cris cessent enfin, remplacés par les pleurs d’un bébé, et l’exclamation de joie d’un père qui vient de trouver une descendance, sans pour autant que sa compagne ne meurt durant l’enfantement. C’est ainsi que la petite Neferi vient au monde au cœur de la capitale de l’Enclume.

    Une dizaine d’années ont passé et la famille n’a pas eu d’autres enfants, il est vrai que les revenus d’un tisserand s’ils assurent un train de vie correct à la famille ne sont pas des plus conséquents, et que la mère Asnia, une chasseresse ne peut se laisser handicaper et écarter de son activité par une nouvelle grossesse, aussi la jeune Neferi grandit en fille unique pour l’instant détachée des conflits qui agitent son peuple.

    Elle partage son temps entre l’apprentissage de la lecture, de l’écriture auprès de son père, et d’activités plus physiques auprès de sa mère qui lui apprend le pistage, la traque et la chasse, en dehors de ces moments c’est une jeune enfant pleine de vie et exubérante qui s’amuse avec les autres gamins du quartier, toujours prête à faire quelques tours pendables.

    D’autres années ont passé, les marques de l’enfance ont abandonné Neferi, elle est désormais une jeune femme, un peu plus taciturne que par le passé, en effet avec l’âge elle a davantage pris conscience des dissensions de son peuple, ses parents, relativement progressistes se rapprochent plutôt des Aieux tout comme elle, ce qui provoque parfois des tensions dont elle n’avait pas conscience plus jeune… La jeune femme souhaite de plus en plus s’arracher à cette vie qui lui pèse, échapper au carcan de cette société, mais n’ose pas encore s’y résoudre, son attachement à ses parents était trop fort pour la laisser partir au loin…

    Le destin allait toutefois en décider autrement pour elle…

    Peu après les vingt ans de Neferi, la maisonnée s’inquiète, en effet sa mère était partie en chasse pour réunir quelques peaux à revendre, mais tarde à revenir.  Les jours passent sans aucune nouvelle, tant et si bien que Neferi et quelques amis partent sur les traces de la Chasseresse : ils la retrouveront morte dans le désert, une flèche – a l’empennage aux couleurs des suivants de « la couronne » traversant son genou.

    Le dédain apparent des autorités pour l’affaire, le choc de la perte de sa mère décident la jeune femme à abandonner son père, et a quitté l’enclume pour de bon, la traversée en navire est une révélation pour elle, un bref moment pendant lequel elle parvient à oublier son chagrin, sa peine, et elle se fait la promesse de remonter sur un bateau sitôt qu’elle le pourra.

    En arrivant sur le continent, elle découvre des terres et des moeurs nouvelles, se libérant peu a peu des traditions de son peuple, toutefois, étrangement, elle conserve le gout des rougegardes pour la lame courbe, comme si une part d’elle au fond refusait de se détacher totalement de son passé.

    Pendant quelques temps, elle met même ses talents de pisteuse à profit, rejoignant l’Armée Citoyenne comme pisteuse et éclaireuse.

    C’est là qu’elle rencontrera un certain Claudius Azius, un jeune officier impérial qui prendra rapidement une place de choix dans la vie de la rougegarde. D’abord son supérieur il deviendra bien vite un ami, un mentor, puis un amant, l’aidant à se familiariser plus encore avec la culture de l’Empire. Il sera aussi pour lui un maitre d’arme, la jeune femme habituée jusque là à la traque se musclant au fil des innombrables entrainements et adoptant bien plus souvent une lourde armure désormais.Toutefois, après trois années et ce malgré un attachement sincère qui les lie, les devoirs du service conduisent l’homme à une autre affectation, et Neferi de son côté ressent de nouveau l’appel de l’aventure, abandonnant son rôle d’auxiliaire.

    Se remémorant sa promesse elle s’engage sur un navire… Corsaire, pirate ? La différence est mince, mais sa première impression s’en retrouve renforcée, la mer et les combats sur les ponts des navires la plongeant dans une ivresse de vie profonde, sans doute liée aux dangers plus grands encore que combattre à terre, alors qu’une simple chute en haubert dans l’eau implique la mort : elle fait de cette vocation sa vie.

    Étrangement, c’est dans ce cadre relativement instable que Neferi restera le plus longtemps depuis qu’elle a quitté L’enclume, près de sept ans où elle sillonnera les mers, presque indifférente aux bouleversements qui secoueront l’Empire, et à la guerre civile qui s’est engagée.

    Sa vie est alors rythmée par les traversées, les affrontements et les nuits de débauche dans les auberges lorsque les navires sont à quais, quand avec l’équipage elle s’enivre d’hydromels et de vins divers tout en festoyant jusqu’au petit jour.
    Le seul changement qu’elle s’accorde parfois, est de choisir un autre capitaine, un autre équipage à qui offrir ses talents, c’est ainsi que son destin allait basculer de nouveau… En effet Neferi sert sur le navire du Capitaine Kaleen depuis quelques temps déjà quand celle-ci décide d’amener à Betnik un individu à la réputation déjà grandissante… Délaissant l’équipement plus léger qu’elle a adopté ces dernières années, elle revêt de nouveau sa lourde armure et prend part aux différentes missions sur l’ile afin de tenter de mettre la main sur une relique à laquelle on prête de grands pouvoirs.

    Sa  surprise est déjà grande de découvrir alors un petit groupe d’Impériaux visiblement présents sur l’ile pour la même raison qu’elle, et se mue en véritable stupeur quand parmi eux elle reconnait Claudius, désormais commandant en second du groupe présent sur l’île. Leurs retrouvailles sont chaleureuses, leur amour s’embrasant de nouveau, les liant plus intimement encore que par le passé… Hélas peu après la relique est découverte et les problèmes commencent, en effet leurs objectifs divergent, en effet les impériaux de même que le Capitaine Kaleen souhaiteraient conserver la relique, alors que l’étranger ayant commandité la mission et Neferi préféreraient eux la remettre aux orsimers.

    La discussion devient une dispute, et la dispute une échauffourée, des coups pleuvent, et les deux partis se reculent de quelques pas… Des insultes fusent et s’en est trop, un impérial tire son arme et Neferi fait de même, les deux se jetant l’un sur l’autre. Les lames s’entrechoquent en une pluie d’étincelles alors que les combattants semblent danser en un mortel ballet, le sourire de Neferi qui jusque-là était assurée de sa victoire vacille un peu, elle ne s’imaginait pas que son adversaire serait aussi habile. Pour l’instant, les impériaux et les membres de l’équipage se font encore face, ne prenant pas part au combat qui oppose les deux plus téméraires de chaque camp, même alors que le combat se prolonge, et que la femme écope de quelques blessures sérieuses qui ne sapent pourtant en rien sa détermination, mais si sa volonté ne faiblit pas, il en va autrement de son corps et Neferi finit par glisser, s’effondrant alors lourdement, laissant échapper son arme.

    Faisant fi des règles de l’honneur, l’impérial s’approche pour la mettre à mort quand un ordre sec tonne, Claudius interrompant le soldat, l’arrêtant d’un ton ferme, sans remarquer le regard venimeux de l’homme.

    L’officier s’approche alors de la Rougegarde et se penche, lui tendant une main pour l’aider à se relever… Ni Neferi encore sonnée, ni la foule trop stupéfaite n’ont le temps de lancer un avertissement au gradé alors que l’impérial humilié par la manière dont son duel a été interrompu enfonce violemment son épée dans le dos de son supérieur accroupit près de la femme. « Voila ce qu’on gagne à baiser les rougegardes ! » Tonne-t-il alors que Claudius tressaille puis s’affaisse déjà sans vie… L’homme tourne alors la tête, mesurant les regards choqués de l’auditoire, voyant les autres impériaux porter déjà la main à leur arme, il comprend qu’il est allé trop loin et qu’il n’aura nul soutien dans l’affaire.

    Arrachant sa lame au dos de l’homme effondré sur Neferi il bondit, renversant les deux soldats qui tentaient de lui barrer le passage, et s’éloigne à toutes jambes, conscient que sa vie dépend de sa rapidité.

    Cette mort soudaine et imprévue, si elle dévaste Neferi a le mérite de couper toute velléité de conflit entre les deux camps. Kaleen et son équipage rembarquent hâtivement, alors que les impériaux restent quelques temps pour dénicher le traitre, mais leur traque est infructueuse et Neferi est trop affectée pour les assister. L’officier en charge décide de ramener ses hommes là où ils seront plus utiles, et étonnamment compréhensif, sans doute se doutant de la profondeur réelle des liens entre Claudius et la femme il accepte de lui abandonner le corps de son ancien amant afin qu’elle procède aux funérailles rituelles qu’il aurait désiré.

    Elle veillera à ce qu’il soit brulé, afin de trouver le repos auprès des Neufs vers qui se tournaient ses croyances, puis quittera l’ile une fois remise de ses blessures, décidée à retrouver celui qui aura tué l’homme qu’elle aimait.

    En hommage pour lui, elle s’éloigne plus encore des us et coutumes rougegardes, adoptant le patronyme d’Azeem, en souvenir de ce Claudius Azius qui lui a donné jusqu'à sa vie.

    [Staff roll on the screen ! http://youtu.be/f8Xx-kL0rcw]


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    A oilpé ou il est hé la magie, Neferi jolie.  What a Face

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