The Elder Scrolls Online - Roleplay

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    Orim, Les origines d'un homme.

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    NeverJack

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    Orim, Les origines d'un homme.

    Message par NeverJack le Lun 14 Avr - 16:47

    Nom : Orinius Markiatus
    Surnom : Orim
    Lieu de Naissance : Kvatch, Cyrodiil
    Date de naissance : 2E 549 Semailles 21
    Race : Impérial
    Spécialité : Epée et bouclier.

    Taille : 1m84
    Couleur des yeux : Bleu profond
    Couleur des cheveux : Châtin

    Rapide description physique : Ce jeune homme d'une trentaine d'année ne sourit pas beaucoup, mais on sent très netement sa bienveillance et sa loyauté. Une légère cicatrice le long de sa joue gauche trahis un passé plutôt violent. Il n'en parle que très peu et préfère passer son existance à aider les gens et a servir les interêts de ceux en qui il croit. il est plutôt musclé et en très bonne condition physique. Il n'enlèvre que très rarement l'arme qu'il a à la ceinture, et quand c'est le cas, il garde une dague dans la jambe de sa botte. Il ne s'en cache d'ailleurs pas, il tient à sa sécurité autant qu'à celle de ceux qu' il appréci. Son regard est profond et bienveillant. On ne détecte aucun mal en lui. Toujours poli, il vous salura sûrement si vous le croisez. Il transporte souvent un petit cahier en crui relié par des lanière de tissus rouge. Si il n'est pas en train de le lire, il écrit dessus frénétiquement. Il est arrivé qu'il le fasse tomber par inadvertance, vous avez alors lu, par mégarde bien-sûr, la première page.

    Livre premier, Jour premier.

    2E 582, Semailles Sundas 30, Orinius Markiatus, fils de Severius Markiatus, Général de garnison de l’empire.

    Ces mots étant les premiers de ce journal, je tiens à faire un rapide résumé de ce que fût ma vie avant les prémices de cette rédaction qui, je l’espère, sera suffisamment régulière et sérieuse pour laisser une trace de mon passage sur ces terres. Non pas que je souhaite réellement marquer l’histoire ou les esprits, mais n’ayant pas d’autres don que celui de me battre, je ne glorifierai pas mon nom par mes recherches élaborées sur l’action de la nirnrave en décoction dans les philtres d’invisibilité minimes et leurs actions sur la repousse des poils des kajiits. Sachant cela, je préfère me concentrer sur les actions menées dans ma vie par le passé et dans le futur qu’est cette époque troublée.

    2E 549 Semailles 21, Constellation du Guerrier, signe du Seigneur, Jour d’invocation d’Azura, Kvatch, ma naissance, la mort de ma mère. L’on dit que grandir sans mère est une épreuve, mais l’armée fût pour moi, la nourrice la plus dévouée et la plus aimante. Père n’était alors pas encore général de garnison. Il suivait les ordres d’un certain Clavius Helictus. Je n’ai guère de souvenir de mes plus jeunes années. Je me remémore quelques bribes parfois, cela me revient sans que j’y prête un effort particulier. Je me souviens des murs de la cité impériale, de la tour d’or blanc, visible de tout Cyrodiil, des immenses allées peuplés de centaines de personnes, de marchands, de riches bourgeois, de nobles et de vanupieds. Je me souviens des soirées passées à regarder le feu dans le camp à la sortie de la ville les soirs d’été, quand les insectes luisants voletaient sous les hauts arbres de la forêt dense de la plaine. Je me souviens d’autant plus de ma vie après ma dixième année. Père voulut que je rejoigne les rangs de l’armée, je devais faire mon rituel de passage, cela me plaisait beaucoup à l’époque. Je me sentais entourer de compagnons, d’amis, je savais que des gens veillaient sur moi, et que je veillais sur eux en retour. Durant les premières semaines, tout ce passait pour le mieux. J’utilisais mes ressources innées afin de passer les premières épreuves imposées.

    Mais un jour, alors que la fin du printemps approchait, que les premières pousses des plantations au nord de la cité impériale germaient, notre garnison fût prise entre des insurgés Dunmers et un groupe d’envahisseur Akavirois. Je me souviens très nettement du silence qui précéda la bataille. C’était un matin, nous étions dans une vallée, nous venions de redescendre le flanc d’une petite montagne où nous avions passé la nuit, nous entendions résonner les échos des chants d’oiseaux, comme s’ils chantaient en canon, puis plus rien, les sons se perdirent. Les chants firent place à un grondement, puis au loin le son indistinct de cris, de part et d’autre de notre position. Cette matinée passa comme une seconde. Par les huit, ce fût si bref et si sanglant. Les gerbes de sang formaient une pluie rouge, sortant des carotides tranchées, retombant au sol et se mêlant aux entrailles, à la sueur et à l’urine qui recouvraient alors la terre et les fleurs. Avec beaucoup d’efforts, nous parvînmes à reprendre le dessus.

    Morts, ces chiens lâches et immonde, polluant le sol de leurs cadavres, l’odeur de ventres ouverts, d’engeance humaine, se rependant sous notre nez, Infects et abjects, l’odeur piquante du métal du sang me montait au nez et faisait pleurer mes yeux. Tant de morts. Celui-ci me lorgnait, le regard à moitié révulsé comme s’il avait tenté d’implorer Arkay pour lui laisser la vie sauve, puis était tombé, la tête à demi détachée du reste de son corps, sa langue, sortant de la plaie béante, pendait lamentablement le long de son cou, la bouche entre-ouverte, crispée dans une expression de douleur intense. On pouvait voir sur son torse nu, plusieurs ouvertures dans la chaire. De quoi un Dunmer est-il fait ? Je dirais, à peu de choses près, des mêmes composantes qu’un Akavirois ou qu’un Impérial. Je restai là, à le contempler quelques instants, puis je sentis quelqu’un me tirer en arrière, des bras m’enlacer, la peur me gagna. Je me débattis d’abord, puis abandonna en voyant que celui qui m’avait attrapé n’était autre que mon père. Je ne m’étendrai pas sur ce qui fût, mais ce que je peux en dire, c’est que c’est la première et dernière fois où je vis mon père pleurer.

    Il fût décoré et gagna en grade pour son action menée ce jour-là. J’appris lors de cette cérémonie, que c’est lui qui protégea la plus grande partie de nos troupes ce jour là.
    La fierté que mon père avait placée en moi me donnait des ambitions insoupçonnées. Je devins l’homme à abattre dans ma garnison, le premier arrivé, le plus compétent. Je me spécialisai bientôt dans le maniement de la lame et du bouclier. J’avais 16 ans alors et je ne pensais pas que ma vie allait prendre cette tournure.

    Je fus envoyé à Arenthia, et pour la première fois, coupé de mes racines. Ma foi en moi-même fut ébranlée. Je me rendis compte alors que mon impétuosité m’avait conduit sur des chemins obscurs. Val boisé n’est pas plus hostile que Cyrodiil à cette heure, mais le fait d’être en contrée étrangère, entourée de Bosmers ne m’enjouait pas plus que ça. Deux saisons passèrent et je fis la connaissance d’Irwaen, fille de Pegasai et de Belwen, une charmante Bosmer qui vivait un peu à l’extérieur de la ville, près de la source où j’avais pris pour habitude de remplir mon outre. Irwaen était un don de Dibella.
    Son visage rayonnait d’une magie incroyable, chacun de ses sourires m’enchantait, elle avait un don pour cela. Nous nous présentâmes alors devant le prêtre de Mara. Mon père avait fait le déplacement. Il n’était pas très heureux que je sois avec une Bosmer, mais il était content qu’elle me convienne. Avec elle, ma vie devint plus tranquille, l’armée passait au second plan j’oubliai les missions nocturnes, les raids et les batailles, je ne pensais plus qu’à rentrer et la rejoindre.

    Notre fils était un don d’Arkay, par les huit, ses éclats de rires emplissaient la maison et donnait des ailes à sa mère. Je crois que c’était là, le zénith de mon bonheur. Tout allait pour le mieux. Mais deux ans après la naissance de mon fils -j’aurais aimé l’appeler comme son grand-père-, le destin me prit ma femme et mon fils. La rage et la douleur emplissent encore mon cœur à l’heure où j’écris ces lignes. Alors qu’ils rentraient d’Arenthia, un soir, ils furent emportés par une ombre. Ces engeances de Molag Bal, ces suceurs de Sang, vecteur de maladie, ils jouent avec ceux que l’on aime et les transformes en autre chose. Lorsqu’ils furent retrouvés, une semaine s’était écoulée, leurs yeux avaient virés au rouge, mon fils de deux ans, sans âmes, n’écoutant que sa soif, avait attaqué deux passants. Sa mère n’avait pas bu encore et le soleil lui brulait la peau.

    Ils me furent ramené par un ami qui avait vu la scène, et devant moi, sur le pas de ma porte, le village entier avait suivi la caravane qui les avaient reconduit à moi, ligotés tel des chiens. Je sentis alors une douleur dans la poitrine, rien ne me fit plus jamais aussi mal. Ma femme pleurait, elle savait que je devais le faire. Il n’y a aucun remède à la meurtrissure de l’âme. Cette maladie vous ronge et vous oblige à la conserver. Son emprise vous rend arrogant, impétueux, assassin et pervers. Je mis fin a sa non-vie en premier pour ne pas qu’elle me voit tuer notre fils. Je la pris dans mes bras, une épaisse lanière de cuir lui cachait la bouche, alors que j’éloignais de son visage, j’aperçus une larme perler au coin de ses yeux. Je tirais alors ma lame, la pointa dans sa direction, puis m’avança. Je sentis alors le métal traverser sa chaire, c’était insoutenable. Elle inclina la tête, comme si elle me remercia pour ce que je venais de faire. Je me tournai alors vers mon fils. Ce dernier, plus lucide car repus, leva ses yeux sur moi. Il me lança ces mots que je ne pourrai jamais oublier : « Papa, Maman dort ? » et je lui répondis avec tristesse : « Oui Severius, elle dort, et toi aussi tu dois dormir. » Je le pris dans mes bras, sa petite tête contre mon torse, mon bras autour de son cou, et le serra si fort… Je sentis ses os céder sous la pression. Ce bruit fini de déchirer mon cœur. La douleur était insoutenable, elle m’arracha un cri. Après cela, nul ne parla. Ma solitude était devenue infini.

    Je pris alors les corps de ma femme et de mon fils, les couvris,  puis dans l’arrière cour, mis le feu à leur dépouilles. La nuit suivante, je me rendis dans une grotte non loin de là où ma femme et mon fils furent attaqués. Je nettoyai les couloirs obscurs. L’odeur de mort et de pourriture rendait l’atmosphère pesante. J’avançai péniblement. Les cadavres des vermines jonchaient bientôt le parterre. Alors que j’avançais plus profond sous le sol, je vis alors un être comparable à un seigneur vampire. Très certainement, il était le doyen de cette horde. Je m’avançai vers lui, et à quelques pas de ma cible, je me souviens d’une douleur derrière la tête. Je me réveillai  à Havre-Glace, et après avoir pu m’échapper de ma cellule et secouru un vieil homme, je me retrouvai à Auridia, près du guet de Vulkhel.

    C’est ainsi que je commence ma nouvelle vie.


      La date/heure actuelle est Mer 23 Aoû - 23:24