The Elder Scrolls Online - Roleplay

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    ~ Errances ~

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    Ändrosëa

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    ~ Errances ~

    Message par Ändrosëa le Mer 16 Avr - 3:12

    Reposant sur un rocher, un journal à la couverture reliée de cuir sombre offre ses pages fanées au vent.  Pourtant, nullement abandonné, ni oublié,  il attend. A ses côtés une Dunmer étudie le jeu des hasards alors que sous l’effet d’une dernière caresse soufflante l’ouvrage arrête sa danse de papier pour dévoiler un écrit.


    **Une écriture élégante, déliée, légèrement penchée, dont l’encre un peu ternie par les ans orne un papier aux nuances ivoirines **



    [Extrait du journal d’une errante  … ]



    Extrait du journal en plus lisible:
    13 ième jour du mois d’Ondepluie

    Ondepluie… l’onde violente brise le passé, la pluie lave le présent  pour dévoiler un possible futur.  Vraiment je n’aurai pu choisir meilleur mois pour cela. Quelle amusante contingence.

    Un adage dit que les chats ont neuf vies. Combien en ai-je ? Quand les lunes se lèveront celle-ci s’achèvera….
    Cette fois il se peut que mes yeux ne puissent  voir l’aube sanguine aux milles éclats. Demain sera-t-il le premier jour de ma nouvelle vie ou le premier de mon éternel sommeil ?

    Va-t-il me trahir ? L’or achète tout, mais rarement la loyauté. Je n’aurai probablement pas du le payer avant que tout ne soit achevé. Plus rien ne le pousse à présent à  mener au terme sa part du contrat nous liant.

    Mais Il est trop tard maintenant pour m’en inquiéter, les dés sont jetés rebondissant sur les parois du destin qui  roule inexorablement vers son accomplissement. Dans quelques heures la roue du temps se figera peut-être à jamais.

    La prochaine fois, s’il y en a une, je m’y prendrais autrement. Espérons que cette erreur ne me soit pas fatale.


    Musique d'ambiance:


    Mouvements Ondulatoires
    Vvardenfell, Tel Farayn, 2E an 572
    .


    Du ciel ombreux, aux lunes gibbeuses, coule une lueur d’argent pâle avivant les ombres au lieu d’en dévoiler la teneur. Deux silhouettes serpentent et bondissent entre les rochers d’une falaise surplombant le ressac agité d’une mer mouvante. La première, trapue et agile, s’élance presque aérienne dans la périlleuse descente. La seconde, fine et gracile, hésite parfois trébuche, se rattrape miraculeusement, s’arrête pour reprendre l’équilibre et le souffle, puis volontaire, reprend le périple tentant de se maintenir tant bien dans le sillage de celle qui la devance. Au bas accotée à une crique, une petite embarcation attend ballotée par les flots vivaces.  

    Épuisée, haletante, elle s’écroule dans le sable humide de la minuscule parcelle de terre coincée entre eau et pierres. Ses doigts se crispent dans le sol meule, alors que difficilement elle reprend sa respiration.


    - Allez dépêchez vous. L’alerte est donnée, nous n’avons plus le temps de lambiner.  Je m’acquitte toujours de mes contrats et si je dois vous trainer par les cheveux pour vous faire bouger je le ferais.

    Le ton sec claque comme un fouet sur la forme chétive recroquevillée sur elle-même faisant autant d’effet que la menace.  Chancelante, usant ses dernières forces elle se redresse, titube vers la coquille de bois qui leur permettra de prendre le large.

    A l’horizon se dessine la frêle esquisse d’un navire. Alors qu’elle se terre épuisée à la proue de la barque. Il s’assied, rabat sa capuche dévoilant ses traits marqués d’aventurier, puis il se saisit des rames.  Le temps leur est compté, le bateau ne les attendra plus longtemps, bientôt l’heure du rendez-vous sera dépassée et leur espoir de survivre sera effacé. Le Bosmer lance un regard sur celle qui l’a engagé,  une brusque rafale de vent ayant arraché la coiffe masquant son visage et ses cheveux blancs. Il soupire, il sent déjà que ses ennuis sont loin d’être terminés.





    Dernière édition par Ändrosëa le Mar 8 Juil - 17:54, édité 1 fois
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    Ändrosëa

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    Re: ~ Errances ~

    Message par Ändrosëa le Lun 2 Juin - 1:04

    [Texte écrit par Ast Vaelendel]

    Mer calme




    Musique d'ambiance:


       
    C'est dans le ballottement des vagues que le Porte-Loin fend la mer, ses voilures gonflées par le vent le soulevant à chaque houle. A son bord, tout l'équipage est mis en branle, effectuant chaque tache comme une machine bien huilée. Et bien peu font attentions aux deux comparses qu'ils doivent transporter. La première, dont le visage restait indéchiffrable, fixait l'horizon, les mains fixés au bastingage et dont le bref sourire se dessinait en un instant fugace par moment. Le second, quant à lui, gémissait dans la cale du bateau. Pâle, le Bosmer se cramponnait le ventre d'une main tandis que l'autre tenait un sceau déjà rempli de son précédent repas.
    Deux jours passèrent, suivant à peu près le même schéma. Puis, au troisième jour, tandis qu'un épais brouillard nimbait les alentours, le vent cessa de porter le navire.


       - « Baissez les voiles ! » Harangue le capitaine à son équipage, qui dans un concert de vocifération se met en branle.
    Les minutes passent à défaut des cris, et au bout d'une dizaine chaque toile se retrouve attachée. Puis la ferveur cesse aussi rapidement qu'elle est arrivée, laissant la place à une légère torpeur qui s’empare peu à peu de toute la structure. De la poupe à la proue, tout le monde lance des regards dont l'inquiétude se mêle à l'émerveillement. Le spectacle, en effet, semblait irréel. L'étendue bleue embourbe le Porte-Loin plus qu'elle ne le porte, si bien que celui-ci ne souffre d'aucun roulis. Ast Vaelendel lui-même, toujours dans la cale, s'était tue pour entrouvrir les yeux. Rien ne bouge aux alentours, et dans ce monde où même la brume stagne, les marins semblent prisonniers d'une mer figée dans le temps. Les minutes passent, puis une main sort des manches amples d'une petite Dunmer encapuchonnée  pour indiquer l'ombre d'une frégate, sa voix déchirant alors le silence. « Ne serait-ce point un navire qui vient sur nous ? »

       Un homme au teint halé et à la barbe drue que l'équipage se plaisait à nommer Cap'taine Loursse se faufile entre ses hommes, jouant du coude pour se frayer un chemin parmi la foule qui s'amasse près du bastingage. L'ombre de l'embarcation ennemi laissait maintenant place à un puissant bâtiment aux rames actives, et dont les échos des tambours de guerre s'étendaient sur cet océan tétanisé. Maintenant totalement sortie du brouillard, le navire avance inlassablement devant des mines horrifiées. Loursse, une fois le choc passé, beugla à ses hommes : «  Navire Maormer ! Tous à vos postes de combat ! Merci, il faut croire que vous avez l'oei.... » Mais la Dunmer à qui le chef d'équipage pensait s'adresser avait disparu pour s'engouffrer dans le cœur du vaisseau statufié.

        Descendant calmement les marches, celle-ci s'arrête au dernier niveau et,avançant sa main  cendrée vers la poignée d'une porte, s'y arrête quelques secondes, une pointe de doute perçant dans les méandres de son esprit. Finalement, le doute fut vite chassé par le grincement de la porte qui s'ouvrit d'elle-même, laissant apparaître un Bosmer au teint que beaucoup classerait entre le verdâtre et le blafard. Ast leva alors les yeux vers Androsëa, dont le calme apparant masque l'ombre de son inquiétude. « On a un problème en haut. » Dit-elle simplement avant d'ouvrir le passage. Le petit Mer lui emboîta alors le pas, serrant les sangles de son armure de cuir mise à la hâte.

       Sur le pont, les marins s'étaient déjà lourdement équipés, et tous attendaient le choc de la bataille avec appréhension. Les forces avaient beau être équivalente, les Maormers ne trouvaient nul maître sur les eaux qu'eux-même. Le couple elfique, maintenant au centre du rafiot, discute en fixant le navire pirate. Étirant un fin sourire, Ast dégaine son arc. « Cela tombe bien... J'ai le ventre creux depuis notre départ. »

        Et tandis que les sueurs froides filaient bon train chez les membres d'équipages du Porte-Loin, une forme serpentine s'était mise à onduler à l'orée de l'eau, réfléchissant la frêle lumière du soleil sur ses écailles.

      La date/heure actuelle est Jeu 19 Oct - 7:31