The Elder Scrolls Online - Roleplay

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    Ei Xal

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    Message par Ei Xal le Mer 30 Avr - 19:58

    Ce vieux carnet semble avoir traîné sa vie, fripé, abîmé, corné, il semble avoir connu de nombreux méfaits tant il est taché de poussières, et taches divers. Sa reliure en cuir fin craque et une forte odeur d'humidité se fait sentir.


    Avant que ne meurt le temps de l'innocence.
    D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai jouis d'une enfance tendre et heureuse. Je ne connais certes pas la richesse et l’opulence et même si il m'est arrivé d'avoir faim parfois je n'ai jamais manqué d'amour. La vie à Camlorn fut rude mais heureuse. J'en garde le souvenir bienveillant et précieux, une pensée rassurante. J'eux très tôt fait d'accompagner mon père à la chasse ou encore ma mère dans sa cueillette quotidienne dans les bois, à la recherche de pousses sauvages.

    Je dois tout à mes parents. Le don d'avoir fortifié mon âme à connaitre le dur labeur d'une vie honnêtement gagnée. Une maîtrise basique certes mais efficace de l'arc, transmise par un Père passionné, et une réelle compétence en herboristerie héritée d'une vie d'exercice de ma Mère. A tous mes souvenirs d'enfance s'accompagnent l'odeur de la poussière de bois et le parfum des bleuets, les images de la pierre sombre de notre modeste maison et la sensation de leur froid touché. Le visage bienveillant de ma Mère, véritable louve. Bien que dans la famille on ne se dit pas je t'aime, les mots transpirent dans chacun de leurs traits, chacune de leurs expressions, un sourire, une larme, un rire. Je les revois tous deux se disputer faussement autour de la table d'ébène devant un maigre repas, des bolets de soupes et quelques morceaux de pains, à la lueur vacillante d'une bougie dont la cire ne cessait de baver.
    "Ha! Vois ma belle Ondine comme les gens sont des brigands?" Disait souvent mon père excédé par une quelconque rumeur en ville.
    "Car chasser pour satisfaire ripaille à ton gras estomac te rend différent?" Répondait elle amusé et ironique, de sa voix claire et douce. Il se suivait alors une ribambelle de rire. Que j'aimai les écouter feintant le sommeil dans mon lit, les yeux clos mais les oreilles aux aguets. Je dormais peu malgré un sommeil lourd et j'ai toujours trouvé que l'aube se levait bien trop tôt. je pense d'ailleurs n'avoir jamais été du matin au grand damne de mes parents qui se levaient aux premières lueurs.
    "Les fleurs sont plus délicates encore lors de la rosée du matin."

    Je reçois une très modeste éducation, mes parents n'ayant pas le sou pour me faire mandater à des professeurs, ce sont eux qui se penchèrent sur mes leçons. J'en garde d'ailleurs un regret. J'aime les lettres, les histoires du monde, tous ses rêves éveillés. Mais je sais lire, écrire et chasser . J'ai au moins le sens des priorités en l'absence de sens des convenances. J'ai très peu côtoyé les gamins de mon age, de nature rêveur et maladroit je n'en menai pas large dans les jeux de bâton et je me suis toujours senti en décalage. Sans réellement avoir peur de mon prochain, je ne ressentais guère le besoin de participer à ses jeux d'enfants ainsi j'ai très tôt commencé à œuvrer à partir de ma douzième année. Sous l’œil fière de mon père à qui j’emboîtai le pas dans ses traques au cerf et autres possibles venaisons. A vrai dire je préférai la compagnie de mon père, de mon arc et mes flèches aux chahut des jeux de gosses. Ha comme mon père aurait aimé que je sois plus docile, mais la fougue est une folle vertu de la jeunesse. Je me souviens des chatoyantes couleurs d'automne un quart caché derrière le tronc d'un bouleau, ridicule comme une grenouille cherchant à se faire lus grande qu'elle est. Déjà en ce temps là je ne tenais pas en place. C'est aussi à partir de cette période que je me pencha plus sérieusement sur l'herboristerie et l'horticulture afin de savoir préparer quelques baumes apaisants contre les mauvais coups lors de nos chasses. Ce qui fut au départ un simple passe temps vécu je dois l'avouer comme une obligation devint lentement une véritable passion. Je cherchai toujours à comprendre les différents extraits. Chaque fois je pilé tout ce que je trouvai et m'essayé à des ersatz de mixtures et je m'imaginai sorcier. Je passai de plus en plus de temps dans ce que je prenais pour un jeu à tel point que je passai de plus en plus de temps avec ma mère dans les bois. Même si il ne m'en fit jamais directement le reproche j'ai comme l'impression que ce fut là un des plus grands regrats de mon père, seulement j'étais bien trop absorbé par cette nouvelle passion pour m'en rendre compte et lui bien trop fière pour le confesser. Puis nous rejoignions avec ma Mère l'étal du marché où elle composait de merveilleux bouquets. Comme le pouvoir des fleurs est puissant, il vous efface un chagrin, vous esquisse un sourire sur le plus morne des visages.

    Une fleur, entres un rêve et un voyage.
    Une fleur, toute seule si fragile.
    Une fleur, toute seule si tranquille.
    Une fleur, unique beauté sauvage.

    J'ai commencé alors mes propres études et grâce à quelques clients de ma mère, j'eus la chance de recevoir tout un tas de vieux matériel alchimique aussi branlant qu'usé. mais peu importe, ses vieilleries pour les uns étaient pour moi de l'or. Ho je n'avai ni l'éducation des lettres, ni la vertu de patience des fils de mages, mais je me débrouillais.

    Alors certes je n'eus jamais de belles soieries et broderies, mais je ne l'ai jamais demandé. Je n'ai pas eu de belles soirées agrémenter de jolies politesses pour mon anniversaire. je n'ai jamais vu la richesse des pierres précieuses comme une cascade d'étoiles. Je n'ai jamais vécu de grands voyages mais j'ai su rêver d'ailleurs en observant les mouettes s'envoler. Moi aussi je suis un prince, un prince à sabots, un prince à la tuniques de cuir abîmée. Je ne suis qu'un prince à la fourche sur un trone de paille parmi tant d'autres princes qu'on appelle paysans. Mais cela ils s'en foutent les enfants. Je n'ai jamais accordé d'importance à ce que les autres ont ou non, car j'avais la chance de recevoir des flots d'amour et de tendresse. Alors certes je ne fus pas très sage, mais ma vie n'a jamais été un mirage.
    Oui, ce fut une vie simple et heureuse où le vent d'hiver nous gelait les genoux et les doigts, mais où nous connaissions la valeur d'un simple feu de bois en plaine après une chasse victorieuse, le coeur vaillant. Une vie à nous aimer sans rien dire et à se contenter des rires et des sourires. Mais des nuages obscurs approchaient de Camlorn. Et ses ronces, affreuses...puis des hurlements, à vous glacer le sang.


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    La Lumière montre l'Ombre.

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