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    BG - Malika Al'Kadir

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    Malika Al'Kadir

    Messages : 48
    Date d'inscription : 02/02/2014

    BG - Malika Al'Kadir

    Message par Malika Al'Kadir le Dim 2 Fév - 16:22

    Malika Al'Kadir


    Selon mon Maitre chaque journée nous apprend une leçon de plus dont nous devons nous souvenir. J’ai beau rechercher dans ma mémoire, je ne suis pas sure d’avoir retenu 7500 leçons… j’imagine que les leçons de ma petite enfance seront moins nombreuses que celles d’aujourd’hui.

    Je crois que la plus difficile à apprendre fut celle de l’indépendance, quand pour mes 14 ans, mon Maitre m’arracha à ma douce existence. Ma douce, et si paisible existence au sein du harem de mon père, le très saint et très glorieux émir Hafez bin Hamza Al’Kadir.

    Pour comprendre le déchirement que ce fut, il est important de revenir sur ce que pouvait être mes journées dans ce paradis.

    Le harem comprend toute la partie intime du palais : les femmes, les concubines, les esclaves et les enfants du sultan. La personne qui dirige le harem est la 1ere femme du sultan, c’est-à-dire celle qui a su lui donner son fils ainé et le garder en vie. Mais il ne faut pas négliger la position de favorite. Par chance, ma mère était les deux : depuis 10 ans, elle était devenue la 1ere femme du sultan, car le fils ainé était mort, et elle était depuis longtemps déjà la favorite. Elle avait de tels charmes qu’aucun homme ne pouvait résister et aucune femme rivaliser. Enfin, sauf moi… bon sang ne saurait mentir !


    Mon frère, Ghazi, et moi, étions les préférés de notre père, le très saint et très glorieux emir Al’Kadir. Je l’amusais par mes danses, je savais le distraire par mes chants, je le délassais de mes massages et je le faisais rire par mes plaisanteries. J’étais heureuse, oh oui… heureuse.

    La journée je me prélassais dans le jardin de père, à saluer le soleil qui se levait sur le désert d’Alikr, ou bien à sentir l’odeur d’une rose en fleur. J’apprenais en compagnie des filles, femmes et concubines, tout ce qu’une femme devait savoir : danse, cuisine –un peu-, chant, anatomie, charme, histoire, généalogie. Tout ce qui pouvait distraire père ou bien mon futur mari, pour devenir ensuite la seule favorite ou garder mon époux entre mes mains et qu’il ne s’échappe plus.


    Comme disait Mère : « Là où la diplomatie a échoué, il reste la femme ». Elle m’apprenait toutes les techniques de séduction et bien plus encore. Les hommes seraient bien choqués s’ils savaient que nous nous préparons depuis notre enfance pour faire en sorte que leurs yeux ne nous quittent plus et que leurs oreilles soient toujours ouvertes au son de notre voix.

    Mère n’était pas une rougegarde, peut-être était-elle une bretonne, mais je n’en suis pas sûr. Au harem de père, nous avons beaucoup de bretonne, en effet, jamais nous nous réduirions en esclavage une femme de notre peuple ! Cela serait d’une incongruité ! Je crois qu’elle avait été capturée et vendue à père, d’autres disent qu’elle a été donnée par mon Maitre, Maitre Avygeihl, en cadeau lorsque mon père a vaincu son voisin, lors d’un combat de légende, ou bien lorsqu’il a été élevé au rang d’émir. Il y a trop de versions divergentes et lorsque j’interroge mère, elle a un sourire mystérieux en me disant de ne jamais croire les rumeurs.

    Pour en revenir à ma vie, finalement une seule chose diffère du reste du harem : j’ai un Maitre non eunuque. Il s’agit de Maitre Avygeihl. Il semble que le sang de ma mère a apporté une grande sensibilité à la magie et mon père avec son conseiller ont trouvé que je ne devais pas laisser mourir mes capacités, fussent-elles magiques. Depuis mes 6 ans, Maitre Avygeihl vient de temps en temps me voir et m’entrainer, m’apprendre la magie. Il est parfois présent des mois entiers et il m’est arrivé de ne plus le voir pendant 2 ans.

    Je vivais heureuse, accomplie, et mes 14 ans signifiait que j’allais surement bientôt me marier à l’un des hommes que mon père voudrait, restant dans la même ville que la sienne surement, quand soudainement mon destin bascula.

    Par un étrange coup du sort, il fut décidé que je visiterai les terres éloignées, par-delà le désert, chez les Bretons. Quelle idée ! Pourquoi m’arracher à la terre fertile et heureuse du harem de mon  père ? M’étais-je mal conduite pour être aussi durement punie ? Je ne voulais pas voyager ! J’étais heureuse ici...

    Le jour en question se présenta bien malgré moi et je dus choisir mes 5 tenues préférées. Une maigre consolation…. Je me jetais aux pieds de père, le suppliant de me prendre en pitié et de ne pas m’infliger pareil supplice qu’était son absence. Malgré mes suppliques, il resta de marbre et je dus me résoudre à suivre mon Maitre après l’avoir embrassé et pleuré dans les bras de mes sœurs. Seule ma mère me trouvait stupide de me sentir si démunie.

    Nous partîmes à dos de chameau, emportant des chevaux, de l’eau, des provisions et mes 5 pauvres tenues favorites.

    Sur notre chemin, Maitre Avygeihl avait la gentillesse de ne s’arrêter que dans des châteaux appartenant à différents hauts seigneurs. Nous ne mangions que les meilleurs mets, on m’appelait « princesse » ne sachant comment me nommer j’imagine ici dans cette contrée. Je souriais, faisais ce pour quoi j’étais née : divertir les seigneurs et leur dévoiler la plus belle partie du désert d’Alik’r et de l’Enclume. Bien sûr, je continuais avec mon Maitre mes leçons de magie. N’imaginez pas que cela s’était arrêté malheureusement. Nous, tous les jours, ou tout du moins régulièrement je devais augmenter mon savoir dans cette matière. Cela avait surtout lieu durant nos déplacement : il m’enseignait alors tout ce qu’une dame de cette partie du monde devait savoir et toutes les connaissances académiques.

    Une chose m’a étonnée : comment se faisait-il que mon père avait tellement confiance dans cet homme que lui seul était ma garde durant ce périple ? Un moment j’ai pensé que j’étais une otage et que Maitre Avygeihl menaçait mon père… mais qui oserait menacer l’astre incandescent qu’est l’emir  Hafez bin Hamza Al’Kadir ?

    Personne bien entendu.

    Alors je supposais que mon Maître était d’une puissance insoupçonnée et incommensurable, surement la raison pour laquelle il m’était dévolu alors même que la magie n’est pas appréciée dans l’enclume. Tout se rejoignait. En comprenant cela, je pris une décision face à Maître Avygeihl : lui obéir comme une fille à son père. En tout, en tout point, en tout lieu. Je n’ai eu qu’à me féliciter de cette décision car alors nos relations se sont beaucoup apaisées et je fus traité tel qu’est mon statut : en fille de l’Astre.

    Alors que nous parcourions le monde, nous sommes arrivés devant la porte du château du seigneur de Valserein. Deux gardes comme il est de coutume nous arrêtèrent. Cela nous arrivait souvent et même si au début je pouvais connaitre une certaine irritation de voir ma course arrêtée par de simples personnes, mon sage Maitre m’apprit combien le nombre réduit de protecteurs m’étant échu – sa seule personne- il pouvait paraitre étrange à ces gens que je sois ce que je me disais être : une personne de très haut rang. Alors je commençais à m’habituer à ces pauvres hères et leurs erreurs.

    Mais cette fois-là, je voulus m’amuser au lieu de m’impatienter. Peut-être était-ce dû au charmant visage pour une fois du portier… qui sait où nait les plus amusant de nos caprices ?

    Au lieu d’exiger que l’on m’ouvre et me présenter, je lui laissais que peu d’informations, juste que je souhaitais un lieu pour dormir. Le Très Sage Avygeihl me laissa m’amuser seul et s’éloigna pour trouver une auberge suffisamment convenable pour nous : la meilleure de la ville cela va sans dire. La nuit et ma cape de laine me couvrit suffisamment pour qu’il ne puisse s’interroger sur la qualité de mes habits.

    Je passais le premier jour ou plutôt la première nuit, assise à côté de la porte à lui parler, mais ce jeune homme refusait de m’ouvrir la porte et même de discuter ! Quelle tête de bois ! Voilà pour une fois quelqu’un qui me résistait, comment était-ce possible ? Surtout un simple portier.

    Ce jour-là j’appris l’humilité en une leçon cuisante….

    Après une nuit passée en sa compagnie silencieuse, j’avais tout de même assez éveillé son intérêt pour que le lendemain il accepte de m’ouvrir pour m’offrir un lit de paille – oui, vous avez bien lu, de paille !!! – dans l’arrière cuisine.

    Bien évidemment il était hors de question que je m’endorme là mais sa gentillesse m’avait touchée, je fis mine de passer la nuit dans ce plus simple réduit avec mon Maitre devenu simple grand père ainsi que je lui présentais. Par chance, le Très Respectable Avygeihl n’eut pas à entendre ces mots, j’espère que les dieux ont fait qu’il ne se doute jamais du manque de respect dont j’ai fait preuve, ou qu’il eut assez d’humour et de compassion pour pardonner à l’enfant que j’étais et que parfois je suis encore.

    La journée, nous la passions à bavarder quand il avait un peu de temps libre et c’est durant le 2ème jour que je compris pourquoi sa figure était si charmante alors que son travail était si bas : il s’agissait qu’une punition que le Seigneur de Valserein avait infligé à son écuyer pour une raison qui m’échappa.

    Ainsi ai-je fait la connaissance de Liam Faol dans un récit que tous trouverait cocasse, je n’en doute pas ! Mais si terriblement romantique….

    Le lendemain ai-je fait mine de partir pour mieux revenir en tant que fille de l’émir Hafez bin Hamza Al’Kadir. Vous vous doutez que la stupeur se lut sur son visage alors que l’on m’introduisait auprès de son seigneur. Ce fut tellement amusant et distrayant. Je restais à ses cotés plusieurs semaines, faisant bien sur la connaissance du seigneur de Valserein mais aussi de Liam. Mon cœur se brisa tel des grains de sable sur une dune lorsque je dus partir….

    J’avais commis alors le plus cinglant et impardonnable des péchés selon Mère : tomber amoureuse.


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