The Elder Scrolls Online - Roleplay

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    2E 572, Tel Uvaris.

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    Demnvath Uvaris

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    2E 572, Tel Uvaris.

    Message par Demnvath Uvaris le Lun 20 Jan - 15:48

    Musique:
    à écouter avec ce genre de chose en fond, du moins c'est ce que j'écoutais en écrivant :)http://www.youtube.com/watch?v=Deb8TI7-4xk#t=140

    Chapitre 1 : Combattre plutôt que se battre.

    Tel Uvaris, 2e572, par un jour de grand vent.

    La pluie battante sur les rochers de la plage mêlée aux échos des embruns assourdissait. Le ciel était gris, mais on pouvait apercevoir au loin des rayons de soleil percer la couche de nuage. Il n'y avait pas une animal, et même les plantes semblaient s'être cachées. Seuls de majestueux champignons géants se dressaient sous les éléments. Le vent aurait glacé jusqu'aux os n'importe quel mer. On pouvait apercevoir sur une colline en surplomb de l'étroite plage une tour telvanni, bravant la tempête.

    Quelques argoniens armés et vêtus d'armures se tenaient debout sur le sable froid et détrempé. Ils semblaient nerveux. Certains allaient et venaient de la mer aux falaises, d'autres restaient immobiles, regardant fixement l'autre bout de la plage. Tous sentaient le combat qui approchait. Devant eux, un dunmer vêtu d'une armure lourde et portant dans sa main droite une large épée d'ébène. Ses cheveux d'un gris sombre battaient au vent, lui cinglant le visage des grains de sables qu'ils portaient. Quelques brûlures sur son visage auraient pu faire croire qu'il avait subi des blessures, mais ses suivants argoniens savaient de quoi il en retournait. Demnvath était chargé. La victoire serait leur.

    A l'autre bout de la plage, les envahisseurs venus d'Akavir avaient monté dans la nuit un campement. Au large, on voyait les navires d'invasion continuer leur trajet vers le sud, toutes voiles dehors malgré le temps exécrable. Les hommes-serpents akavirois se tenaient derrière un de leurs capitaines, et l'escarmouche qui aurait lieu ici même, à Tel Uvaris, sans être la première ni la dernière de cette guerre, serait à l'image de la résistance de Morrowind face à cet envahisseur implacable.

    Soudain ce fut la charge. Sans préambule, sans salve d'archers, juste des akavirois s'élançant sur le sable lourd et mouillé. Demnvath leva son épée d'ébonite, qui flamboyait d'une lueur étrange et électrique. Les argoniens s'élancèrent alors sur un terrain spongieux qui était à leur avantage tandis qu'une gerbe d'électricité partit du bras gauche du sorcier pour s'abattre sur un des assaillant. De sa main gauche, Demnvath Uvaris frappa plusieurs ennemis de sorts de foudre de diverses ampleurs. Ses troupes reptiliennes le dépassaient déjà, et bientôt, ce fut le choc.

    Alors que des cris de douleurs s'échappaient de la mêlée, l'on pouvait déjà voir le sang couler jusqu'à la mer, et les vagues emportaient ce liquide rouge comme si elles s'en nourrissaient. Demnvath était arrivé au cœur de l'affrontement, et se battait avec aisance contre les akavirois. Au sol, des cadavres des deux camps gênaient le mouvement. L'odeur de l'écume fut bientôt remplacé par l'odeur des corps taillés ou brûlés. Demnvath n'y allait pas de main morte. Alors que sa lame tranchait les parties les plus faiblement protégées par les armures légères des akavirois, il électrocutait jusqu'à ce que mort s'en suive ses adversaires avec sa main gauche. Son armure lourde encaissait les chocs les plus faibles alors qu'il esquivait avec habileté les attaques le plus meurtrières.

    Après quelques longues minutes de combat, les troupes commençaient à s'épuiser. Malgré l'aisance de mouvement des argoniens dans de pareilles conditions climatiques. Mais le mage telvanni n'était pas sans ressource. Alors qu'il avait fait diversion sur la plage, un groupe de ses vassaux, des mages de feu, avait contourné le combat pour incendier les navires adverses qui servaient de point de retraite aux akavirois. Cette action redonna de la vigueur aux argoniens récemment affranchis, qui surent à ce moment là qu'ils pouvaient avoir une entière confiance en leurs anciens maîtres. Et tandis qu'ils admiraient leur chef foudroyant, ils trouvèrent un nouvel élan dans la bataille.

    Demnvath était désormais aux prises avec un énorme homme-serpent, maitrisant la magie de feu et maniant deux très longs sabres à lame courbe. Sa pyromancie étaient redoutable et les corps de quelques argoniens l'entouraient, brûlant encore. Mais derrière le mage, les restes fumants d'akavirois qui avaient subi son courroux hantaient le regard du capitaine ennemi. Les deux adversaires étaient sur un pied d'égalité. Alors que les guerriers des deux camps continuaient à se battre, transformant la plage en un véritable bourbier de sable mêlée de sang et d'organes, un cercle s'était formé autour des deux meneurs. Ce fut l'akavirois qui attaqua en premier, ses lames virevoletant avec grâce dans les airs, et percutant tour à tour les jambes et les bras de Demnvath. Mais si les techniques de combat d'Akavir étaient portée essentiellement sur l'attaque et les armes, en Tamriel, on avait toujours privilégié les techniques de défense, et les protections. L'armure de Demnvath encaissa sans mal les chocs énormes des épées aiguisées. C'était une armure d'ossement, cerclée d'ébonite. Le mage était revêtu par dessus d'un surcôt rouge, ce qui finalement, représentait les couleurs de sa maison. Ocre et rouge. Il leva son épée d'ébène et frappa l'akavirois au niveau de l'épaule ; ce dernier réussi une parade de sa lame luisante, mais l'épée de Demnvath la brisa, faisant voler le morceaux de métal dans les airs. On dit que l'ébonite est le sang fossilisé de Lorkhan, et Demnvath eu une pensée pour ce dieu de l'Aetherius tout en dressant son bras droit devant lui pour frapper d'un sort l'adversaire déstabilisé.

    Mais le capitaine des envahisseur n'était pas sans ressource, et réussi à contrer les sort de sa lame restante, qu'il tenait désormais à deux mains. Une arme enchantée sans nul doute, se dit le mage. Alors que le grand akavirois frappait précisément des points de la défense du dunmer, celui ci assènait des coups de pus en plus précis, et l'on aurait su dire qui menait le combat. Les deux combattants se regardaient maintenant, s'estimant mutuellement. Un soldat akavirois qui se jettait sur Demnvath par sa gauche fut foudroyé sans même que ce dernier ne se retourne. De sa main gantée, il l'avait réduit en un tas de cendre, ce qui fit semble-t-il grand peur au reste des akavirois. Désormais les combats avaient cessé, et les survivants se rangeaient derrière leur chefs respectifs.

    Les vassaux de Telvanni Rilam Uvaris étaient revenus de leur expédition commando, et complétaient les rangs de Demnvath aux côtés de leurs frères d'armes argoniens. C'était des mages, et leurs faibles protections ne suffiraient pas à les prémunir des attaques mortelles des hommes-serpents. Mais les argoniens se mirent instinctivement en première ligne, barrant la route à d'éventuelles attaques. La pluie continuait à tomber sur le sol détrempé, et les morts commençaient à être doucement ensevelis par le sable, ou traînés par les vagues, jusqu'au rivage, sous les regards peinés de tous les combattants.

    Demnvath se lança alors sur l'akavirois qui lui faisait face. Le capitaine adverse entama une manœuvre défensive, qui réussit à contrer l'attaque bien placée de l'épée du dunmer. Mais il n'avait pas prévu le choc de foudre qui s'abattit sur son flanc droit. Alors qu'il chargeait, la main fgauche de Demnvath était restée en arrière, ne dévoilant son attaque qu'au dernier moment. Blessée, brûlée, la peau de l'homme-serpent fumaient. Alors qu'il hurlait sa douleur, il réussit néanmoins à placer un coup poing vengeur dans le visage découvert du mage, qui ne s'y attendait pas. A moitié assommés, les deux adversaires étaient au sol, mais ne tardèrent pas à se relever. L'akavirois lança alors sa lame sur Demnvath, un coup normalement impossible à parer ; cependant que l'acier mortel fendait l'air, la foudre du mage fut assez puissante pour stopper la lame dans sa course, surprenant assez le capitaine ennemi pour qu'à peine une seconde plus tarde, sa tête roule au sol. Lançant une gerbe de sang sur le akavirois, la décapitation de leur chef avait fortement déstabilisé les envahisseurs.

    Mais les dunmers ne font jamais de cadeaux. Les argoniens le savaient. Il se ruèrent sur leurs ennemis malheureux, et alors que la pluie tombaient encore sur Tel Uvaris, les massacrèrent jusqu'au dernier.

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    Re: 2E 572, Tel Uvaris.

    Message par Demnvath Uvaris le Mar 25 Fév - 6:19

    Musique:

    Chapitre 2 : Le calme après la tempête.

    2E 572, Tel Uvaris, quelques heures plus tard.

    La pluie avait cessé. La végétation encore ruisselante reprenait désormais des couleurs sous les rayons du soleil. On pouvait apercevoir les navires akavirois, calcinés et encore fumants. En contrebas, les argoniens et les dunmers, mages comme guerriers, rassemblaient les morts. L'alchimiste de la tour, accompagné par l'apothicaire, s'étaient précipités dès la fin de la bataille, et s'occupaient à soigner les blessés que l'on extirpait avec grand peine du bourbier de la plage. De temps à autre, on pouvait entendre le râle d'agonie d'un akavirois, un argonien véhément s'étant mis en tête de transpercer tous leurs corps de sa lance.

    Demnvath observait la mer. L'astre réchauffait son visage encore souillé du sang de ses ennemis. Depuis le sommet de la falaise, il observait cette scène de l'après combat. Jamais on entendait parler de ce moment là. Les guerriers racontent volontiers leurs exploits, mais peu se hasardent à évoquer le triste état dans lequel ils se trouvent après une victoire arrachée dans le sang. Ça et là, un argonien, ou un dunmer errait, hagard. Certains étaient prostrés devant les corps de leurs amis, d'autres s'acharnaient à croire que la bataille n'était pas terminée, à l'image de ce guerrier qui s'assurait que tous ses ennemis étaient bien morts.

    Au large, les navires étaient passés ; ils avaient fait route au sud, vers les terres des Indorils. Ces derniers étaient déjà bien au courant. Cela faisait des jours que les manœuvres des hommes-serpents avaient été observées, ce qui avait permis à Tel Uvaris d'accueillir ses ennemis au débarquement. Cependant Demnvath restait songeur. La fumée provoquée par l'incendie des bateaux avait sûrement été aperçue par les envahisseurs, et d'autres ne tarderaient sans doute pas à venir. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, tous les navires avaient passé leur route, et cela laissait le mage dans le doute. Il n'était à vrai dire monté sur les hauteurs que pour observer la mer intérieure.

    Au loin, il apercevait le littoral méridional de Vvardenfell, la côte d'Azura. Les akavirois avaient peut-être choisi l'île volcanique comme point de ralliement, en raison de sa très faible population et de ses topographie dangereuse. Il espérait que les Telvannis insulaires s'en étaient aussi bien sortis que Tel Uvaris. Le conseil de la baie de Zafirbel comptait des Seigneurs-mages puissants, Grands Maîtres de la Maison Telvanni pour le plupart. On ne pouvait pas se tromper en affirmant que ces derniers avaient du réussir à éviter le combat, ou à le dominer. Demnvath regarda au sud. Derrière Tel Uvaris se prolongeait la côte vers les montagnes de Méphala, puis les Éboulis. Les hommes-serpents s'y rendaient, sans nul doute.

    Demnvath Uvaris redescendit sur la plage. Ses pas étaient lourds, mais malgré sa fatigue, son allure restait noble. Mage et Guerrier, voilà ce qu'il était en plus d'être un membre de l'aristocratie Telvanni. En occident, on appelait ce genre de combattant un Magelame ; mage doué à l'épée et portant l'armure, guerrier doué de magie et utilisant des sorts destructeurs. Justement engoncé dans sa cuirasse, Demnvath brandissait sa lame d'ébène. Tous le regardaient, et mêmes les blessés avaient cessé de gémir le temps qu'il dît ces quelques mots :

    « Molameer ; archaag. Argorii, dunmeer. »
    Il s'adressait là à ses maigres troupes en dunmeri, sa langue natale, que même les argoniens avaient fini par comprendre.

    « Vous avez tous bravement combattu aujourd'hui. Ne pleurez pas vos morts, car ils sont partis au combat, emportant avec eux les ennemis de notre Maison. »


    « Mais le temps de repos n'est pas arrivé. Morrowind a besoin de toutes les forces disponibles. Ces guerriers venus de l'est sont redoutables, et vous le savez. Si nous voulons continuer à vivre, nous ne pouvons pas les laisser envahir impunément notre pays. »


    Les plus vaillants avaient poussé quelques cris féroces, rendus sourds par l'écho des vagues et l'immensité de la mer. Le mage de la Maison Uvaris les avait guidé à la victoire, et grisés celle-ci, ils se sentaient capables de vaincre n'importe quel ennemi. La mort ne cesserait pas de s'abattre sur eux, mais elle frapperait aussi ces akavirois imbéciles qui pensaient pouvoir envahir Tamriel, sans doute portés par quelques un de leurs récits vengeurs et nostalgiques du passé, alors qu'ils étaient craints.

    Tous se penchèrent sur les blessés. Demnvath marchait vers la tour. A ses côtés, des villageois de Tel Uvaris portaient un argonien mourrant sur un brancard. Le mage était fier. Fier que les gens de son père aient si bien accepté le statut nouveau de ceux qui dix ans auparavant étaient encore des esclaves. Car en effet, Tel Uvaris avait affranchi ses esclaves argoniens en 2E 560, des suites de la grippe knahaten. Auparavant racistes et xénophobes, les dunmers de Tel Uvaris s'étaient ouverts aux argoniens désormais libres, qui avaient même obtenus de Telvanni Rilam Uvaris le droit de bâtir leurs maisons si particulières sur ses terres. Cela n'avait pas été sans mal cependant, et Demnvath se souvint qu'il avait du défendre cet acte d'affranchissement au palais du Conseil de Sadrith Mora, devant les hérauts en colère des autres Seigneurs-mages de la baie de Zafirbel.

    Levant les yeux vers le haut de la tour, Demnvath aperçu son père, Rilam, qui se tenait sur un haut balcon. Le vieux mer n'était pas un combattant. C'était un kéna, un professeur, maître des magies mystiques et des sorts de contournement, ce que les membres de la guilde des mages de Cyrodiil, si l'on pouvait les appeler des mages, nommaient le Mysticisme. Il avait du regarder la bataille depuis les hauteurs, préparant la défense de la tour en cas d'échec de son fils. Mais un regard suffit à Demnvath pour qu'il sût que Rilam lui avait fait entièrement confiance.

    Dans le petit village, les dunmers, des pêcheurs et des artisans pour la plupart, étaient en liesse. Leur seigneur les avait défendu avec succès, et il lui rendaient grâce. Mais alors que l'on prononçait le nom de Rilam, on prononçait aussi le sien, ce qui lui fit grand plaisir. Alors que l'on faisait entrer les blessés dans la tour, Demnvath sourit à la petite foule. Un jour il serait leur seigneur, et il était bon de voir que ces gens étaient plus aptes à manifester leur joie que leur peine. Il les incita d'un geste calme à rentrer chez eux.

    Mais alors qu'ils s'accomplissaient sans demander leur reste, le mage eut un échange de regard entendu avec deux sentinelles argoniennes. Ces deux là savaient qu'ils devaient repartir guetter la mer, car le danger n'était pas écarté, et les ennemis de Morrowind étaient puissants et fourbes. Demain peut-être, un autre combat aurait lieu, ici, à Tel Uvaris, ou bien plus au sud...


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